#Biodiversité : le Costa Rica possède une des biodiversités les plus riches au monde

En été 2014, je suis partie 5 semaines au Costa Rica. Au-delà de vouloir améliorer mon espagnol, j’ai choisi cette destination car ce pays est réputé pour posséder une des biodiversités les plus riches du monde. J’ai pu vérifier ces rumeurs en personne et peux vous dire que c’est bien la vérité !

Malgré sa petite taille (13 fois moins grand que la France), le Costa Rica présente une large variété de paysages : plages de l’Océan Pacifique, plages des Caraïbes, jungle, montagnes, volcans, forêts tropicales, forêt des brouillards, mangroves…

Carte Costa Rica relief

Guia CanaturD’après le Guía Canatur, un guide –imprimé sur papier recyclé- de la Chambre Nationale du Tourisme touristique que je me suis procuré sur place, le Costa Rica dénombre :

  •  26 aires protégées qui représentent 25% du pays
  •  13 000 espèces végétales
  •  6 500 espèces de papillons
  •  1 600 espèces de poissons
  •  850 espèces d’oiseaux
  •  220 espèces de reptiles

 

 

Le Costa Rica prend soin de préserver cette biodiversité grâce aux nombreux parcs nationaux (26 au total). Néanmoins, il n’est pas nécessaire de se rendre dans les parcs pour observer la faune et la flore. Tout au long de mon séjour, j’ai croisé ratons laveurs, paresseux, tortues, haras, toucans, singes…

De fait, le Costa Rica a développé la majeure partie de son économie autour de l’éco-tourisme.

En allant sur la péninsule de Nicoya, le 4×4 était de rigueur pour pouvoir arpenter les routes, ou plutôt chemins de terre et de cailloux qu’il faut parcourir durant 2h en moyenne pour passer d’un point à un autre. C’est un choix des costariciens de ne pas goudronner, afin de ne pas nuire à l’environnement.

Conduire dans ces conditions m’a amené à me rendre compte des sacrifices que cela demande de préserver l’environnement. Faire de la piste en 4×4, c’est sympa quand on est en voyage et qu’on a tout le temps pour nous. Mais j’ai du mal à imaginer faire ça tous les jours, alors que je suis habituée à des routes lisses, ainsi qu’un ensemble de réseaux primaires et secondaires (un seul réseau de routes au Costa Rica). Actuellement, des milliers de costariciens le font, sans que cela ne les dérange. Mais l’écotourisme possède le revers de sa médaille et développe un paradoxe : certains chemins sont goudronnés pour que les touristes accèdent plus facilement aux parcs naturels. On détruit l’environnement, pour mieux montrer comment on le préserve…

Ce dynamisme de protection de la biodiversité est rendu possible par un gouvernement qui met cette action au premier plan. Les costariciens semblent grandir et être éduqués avec cet environnement magnifique, et cette volonté de le préserver. A mes yeux, c’est donc l’éducation qui ouvre les esprits à cette mentalité. Si l’écologie est l’enjeu majeur du siècle à venir, peut-être l’école française devrait-elle inculquer plus fortement les notions de développement durable à la génération qui devra y faire face.

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#Expérience : le Métrovélo, grand gagnant de ma mobilité à Grenoble

Cette année, j’habite à environ 1,5km de mon lieu d’études. J’ai testé tous les moyens de transports possibles pour m’y rendre, et mon moyen favori est le Métrovélo, le vélo en location de la ville de Grenoble. Voici pourquoi au travers d’un classement inversé.

 Métrovélo

#5 En tramway – 30 minutes
Les + :
Les arrêts de tram sont nombreux (le mien est à 100 mètres seulement)
On est au chaud
Des trams passent très tôt et jusqu’à tard

Les – :
Si on rentre tard, on peut attendre 20 minutes avant que le tram n’arrive
L’abonnement coûte 37,9€ par mois, et acheter des tickets occasionnellement revient également cher.
Mon trajet dure 30 minutes (trop long)
J’ai trois lignes différentes à prendre (C puis E puis A ou B)
Le circuit du tram me fait faire un détour géographique donc si  une ligne  a un problème, je me retrouve dans un quartier de la ville éloigné de celui où je dois aller

#4 En voiture – 20 minutes
Les +:
On est au chaud
On est libre d’aller et venir comme on veut
Si on est chargé, c’est l’idéal
Le parking dans lequel je gare ma voiture reste ouvert sur des horaires assez larges

Les –:
Financièrement et écologiquement parlant, c’est dommage d’utiliser sa voiture pour un trajet si court
La conduite est stressante car il y a du monde le matin, ainsi que de nombreux feux rouges
Il n’est pas toujours facile de trouver une place près de chez moi. Je perds donc du temps à chercher, et dois parfois me garer à plusieurs pâtés de maison
Le trajet en soi ne dure qu’une dizaine de minutes, mais se garer et sortir du parking prend tout autant de temps

# 3 En bus – 17 minutes
Les + :
Le bus m’avance sur les deux tiers du trajet que j’aurais pu faire à pied (il passe exactement par la même rue)
J’y suis au chaud pour cette même partie du trajet
Comme je marche moins, je peux plus facilement porter mes talons (j’aime porter des talons)

Les – :
Même remarque que pour le coût du tramway
Il n’y a plus de bus à partir de 21h et les passages ne sont pas très fréquents

#2 A pied – 22 minutes
Les + :
Une petite marche, c’est toujours bon pour les jambes, ainsi que pour reposer l’esprit après une journée de travail
On peut aller et venir très librement, sans attente

Les – :
J’ai toujours un sac à main et mon ordinateur. Les porter pendant 22 minutes me donne mal au dos.
C’est particulièrement désagréable s’il pleut
Le trajet dure environ 22 minutes, ça fait un peu loin, surtout en talons 

#1 A Métrovélo – 15 minutes
Les +:
Ca ne coûte que 12,5€ par mois (en prenant un abonnement trimestriel)
Très grande liberté, tant sur le plan des trajets possibles que du fait de pouvoir l’accrocher partout, ou encore aller et venir aux heures qui me conviennent
En maximum 15 minutes, j’atteins n’importe quel point de la ville qui m’intéresse depuis chez moi (lieu d’études, centre-ville, Grand Place…)
Pédaler avec des talons ne pose aucun problème
Contrairement à un vélo qu’on aurait acheté soi-même, les Métrovélo n’attirent pas la convoitise des voleurs de roues, selles, et autres, malheureusement très nombreux à Grenoble
Le panier du Métrovélo, fourni gratuitement, permet de transporter mon ordinateur et mon sac sans me faire mal au dos
Le Métrovélo est ultra sécurisé contre le vol : un cadenas pour la selle, un système pour bloquer obligatoirement la roue arrière quand on n’utilise pas le vélo, un antivol en U, solide, pour attacher le vélo
Grenoble étant la ville la plus plate de France, l’effort n’est pas trop intense, mais permet tout de même de faire de l’exercice chaque jour
C’est le moyen de transport le plus rapide pour mon trajet quotidien domicile-lieu d’études
Contrairement à un système comme les Vélib, on n’est pas obligé de trouver une borne pour poser le vélo. La liberté en est d’autant plus grande

Les – :
On a plus froid qu’avec les autres moyens de transport
Difficile de pédaler en jupe sans exposer tout ce qu’il y a en-dessous
Sous une pluie torrentielle, le trajet devient pénible

Le Métrovélo m’a accompagné trois mois, de septembre à novembre. J’ai fort apprécié cette expérience, que je renouvèlerai avec plaisir.

80 Hommes pour changer le monde, un livre positif

80 Hommes - Couverture retouchée

J’ai trouvé ce livre sur un bureau de l’entreprise qui m’accueillait pour un stage, comme apparu devant mes yeux. Attirée par la couverture, et curieuse en voyant les expressions “Changer le monde” et “Entreprendre pour la planète”, je regarde la quatrième de couverture. Ma curiosité se transforme en excitation: “ce livre a l’air génial, il faut que je le lise”.

Je l’ai donc emprunté quelques temps pour le lire matin et soir dans le métro, le bus, et à n’importe quel endroit où je devais patienter. Après tant d’enthousiasme, voici ce que j’en ai pensé.

De quoi traite le livre

“80 hommes pour changer le monde”, c’est en fait une synthèse de 32 histoires d’hommes et femmes qui ont trouvé des solutions durables à un souci économique, social ou environnemental.

Ses auteurs – Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux- les ont classées par continent. On passe donc de produits chimiques à louer en Allemagne, à des canards qui améliorent la qualité du riz au Japon, à du prêt-à-porter entièrement “Made in USA”…aux Etats-Unis vous vous en doutiez, à la protection des tortues au Brésil.

Un schéma répétitif

Je dois avouer que malgré mon grand enthousiasme et intérêt, j’ai commencé à décrocher vers la moitié du livre. J’incrimine l’aspect répétitif du livre, au long duquel on ne fait qu’enchaîner les histoires et passer d’un pays à l’autre.

Pour autant, cette configuration a son utilité. Une fois le livre terminé, elle rend facile l’accès à l’histoire qui nous intéresse, grâce à un sommaire explicite.

80 Hommes - Sommaire retouchée

Peut-être faut-il simplement faire une pause au milieu du livre 🙂

Mais un livre très positif

Malgré cela, mon opinion générale du livre est extrêmement positive. Il m’a réellement marquée et est devenu un de mes livres de chevet.

En effet, beaucoup de personnes dénoncent certaines pratiques du monde d’aujourd’hui. On nous dit que les animaux sont maltraités avant d’arriver dans nos assiettes, que notre mode de vie tout-voiture fait fondre la glace en Antarctique, ou encore que nous sommes en train de faire disparaître les abeilles.

Alors bien sûr il faut des gens pour dénoncer, car si personne n’est au courant qu’il y a un problème, personne ne risque d’y trouver une solution. Néanmoins, en ce qui me concerne, ces dénonciations ont plus tendance à me plomber le moral qu’à aiguiser mon envie d’agir.

A l’opposé, lire des “success cases” d’entrepreneurs qui ont mis sur pied des modèles qui marchent, CA, ça me motive. Je trouve ça formidable. Ca me donne chaud au coeur de voir que tout n’est pas perdu et que faire preuve d’imagination peut offrir de nouvelles perspectives. Quand bien même cela se fait à petite échelle, cela se fait, et c’est déjà bien.


C’est pourquoi je trouve que “80 Hommes pour changer le monde” est un livre très positif et motivant, que je recommande.

Isis L

L’environnement au Costa Rica > Introduction

Cadre du projet

Disposant de cinq semaines de libres entre la fin de mon année de césure et la rentrée en Master Spécialisé (Juillet-Aout 2014), j’ai décidé d’en profiter pour découvrir un pays d’Amérique centrale: le Costa Rica – sous l’angle environnemental.

 

Présentation succincte du Costa Rica

Ce petit pays tropical (4 millions d’habitants et une superficie 13 fois inferiéure à celle de la France) possède une biodiversité très riche qui représente 6% de la biodiversité mondiale. Pour donner un exemple, l’un de ses nombreux parcs nationaux, le Parc National La Amistad, comprend neuf des douze écosystèmes reconnus par le système Holdridge (Analyse et classification des systèmes naturels de la planète) . (Source: Le Petit Futé 2014)

Situé entre le Panama au Sud, le Nicaragua au Nord, le Pacifique à l’Ouest et la mer Caraïbe à l’Est, le Costa Rica est l’un des pays les plus développés de l’Amérique latine – de nombreux prix avoisinent d’ailleurs les prix français. Du fait de ses richesses naturelles, le pays a construit la majeure partie de son développement sur l’éco-tourisme.

De même, la culture costaricienne est basée sur le concept de “Pura Vida” national : harmonie entre les hommes et leur environnement, ainsi que tranquillité et prospérité de vie.

 

Présentation du projet

Découpage du séjour :

2 semaines de mise en matière: road trip au travers du pays afin de découvrir ses différentes facettes.

3 semaines d’approfondissement des sujets environnementaux: agro écotourisme dans une “finca” (ferme)

 

Découpage des articles:

Au fur et à mesure que j’en apprends sur l’environnement au Costa Rica, des articles vont naître au sein de différentes catégories (eau, déchets, agriculture, etc.).

Nombre des informations contenues dans les articles ont été obtenues auprès de Javier et Raquel, le couple de « ticos » (terme local largement utilisé pour désigner les costariciens) qui a développé le concept de la « finca » dans laquelle j’aurais vécu pendant trois semaines : Villas Mastatal.

 

Le dévelopement durable au Vietnam

Cadre du projet

Dans le cadre de mes études, j’ai effectue un stage de 6 mois à Ho-Chi-Minh-Ville au Vietnam. Cette moitie d’annee m’a permi d’apprendre a connaitre quelques peu ce pays. Voici quelques reflexions que je me suis faites quant au style de vie des Vietnamiens.

Le tri des déchets

Avant de venir ici, le tri des déchets m’apparaissait comme un choix de mode de vie plus élevé que celui d’avant. En effet, trier ses déchets est un moyen d’optimiser nos ressources et notre argent. Cette impression était d’autant plus présente que le tri n’est pas une démarche innée, on nous y forme. La preuve en est que l’on nous l’apprend à l’école, et que le gouvernement doit mettre en place des campagnes pour inciter la population à trier plus.

Au Vietnam, le tri des déchets permet à certains Vietnamiens d’augmenter leur revenu. Il semblerait qu’il s’agisse d’une classe sociale plus pauvre que la moyenne, mais je ne me suis pas réellement renseignée là-dessus.

Je vis dans une maison avec trois autres français. Faute de présence de plusieurs poubelles pour pouvoir trier correctement, c’est avec peine que je mélange bouteilles en plastique et peaux de bananes. Figurez-vous qu’un matin, je me suis retrouvée nez-à-nez avec une dame qui triait les poubelles que nous avions sorties. Elle ne cherchait pas des restes, comme on peut le voir en France [rue Pierre Sémard à Grenoble est un exemple récurrent]. Non, elle triait.

En réalité, ces petites dames -et hommes- sont nombreux. On les voit pousser leur chariot de détritus [d’une catégorie] le long de la rue. Dans mon quartier, qui est très vietnamien et assez vivant, le son des voix porte jusqu’à notre ‘rooftop’. A tour de rôle, le marchand de biscuits sucrés, salés, ainsi que la petit dame avec son chariot-poubelle, silonnent notre ‘hem’ [ruelle qui débouche sur tout un quartier] et l’impasse qui mène jusque chez nous. Mes oreilles ne sont pas encore habituées au Vietnamien, mais je suppose qu’elles crient ‘cartons!papiers!bouteilles en plastique!‘. Un peu comme le marchand de glaces sur la plage…

Le service ‘tri des déchets’ et ‘balayage de rue’ est très implanté. Certes les Vietnamiens jettent tout et n’importe quoi par terre. Sans compter les innombrables tongs et poignées de scooter tombées au cours d’une virée à deux roues. Cependant, de nombreux hommes en orange passent également leurs journées et nuits à balayer tous les bords de rues, à entretenir les plates-bandes. Résultat: si la rue semble sale, c’est à cause d’un peu de boue et de poussière. Mais de manière générale, j’ai plutôt été étonnée de la propreté de la ville.

L’omniprésence du plastique

Paradoxalement avec ce tri, les Vietnamiens adoooooorent le plastique.

Au supermarché, il existe environ 4 tailles différentes de sachets pour correspondre parfaitement aux produits, emballer ceux qui risquent de couler, et mettre le tout dans un énorme sac plastique que le passager pourra porter à l’arrière du scooter.

Dans les boui-bouis, quand je vais acheter mon repas à emporter, j’ai droit à:
– Une boîte en polystyrène
– Un sac plastique contenant la soupe
– Un sac plastique contenant la sauce d’assaisonnement
– Voire un sac plastique contenant le poisson et sa sauce
– Un élastique pour fermer chacun de ces récipients
– Une cuillère en plastique [dont je ne me sers pas puisque, que ce soit chez moi ou au bureau, j’ai des cuillères en fer que je préfère utiliser]
– Et le sac plastique pour contenir tous ces petits sacs bien sûr

Parfois, je décide de faire des économies [comme si la vie au Vietnam coûtait cher…Mais j’ai un mini salaire…] et vais acheter ma soupe industrielle pré-faite [comme on en trouve dans les magasins français] chez la petite dame du coin. Soupe veit industrielle

Le pire scénario rencontré m’a fait jouer aux poupées russes:
– D’abord, ce même emballage que vous voyez ci-dessus
– Un second petit sachet à l’intérieur
– Dans ce sachet, trois autres petits sachets [Un pour la poudre, un pour les légumes, un pour la sauce piquante]

Mais étonnamment, la ville n’est pas polluée par ces innombrables sacs plastiques. Grâce au tri. Et au recyclage des sacs plastiques [pour les moins sales, les Vietnamiens se contentent de les rincer].

Le scooter

Comment aurais-je pu faire un bon article sur le développement durable au Vietnam sans parler des scooters? Avant de venir ici, j’ai demandé à mon contact quel moyen de transport je devrais utiliser sur place. Il m’a répondu instantanément ‘le scooter’.

A première vue, le scooter sonne mieux que la voiture en matière de pollution. Il existe deux raisons majeures à l’utilisation de ce véhicule:
– Contrairement aux voitures, a ne coûte pas cher, ni à l’achat [370 USD = 270€ pour un scooter d’occasion en bon état], ni à la location [1M VND = 40€ par mois], ni pour l’essence [pour le mien, 90,000 VND = 4€ le plein qui tient au moins une semaine].
– Avec 7M d’habitants à HCMC [Ho-Chi-Minh-City], je vois mal comment les gens pourraient circuler en voiture, à moins de mettre 1h pour faire 300m.

Pourquoi ne pas utiliser le vélo vas-tu me dire? Certains osent. Personnellement, j’ai trois raisons de ne pas vouloir l’utiliser, malgré tout le bien que le vélo est censé faire au corps et à la planète:
– Faire du vélo, c’est faire faire un peu de sport son corps. Dans une telle activité, les poumons s’ouvrent plus et deviennent plus sensibles à ce que nous respirons. Or, avec la pollution que l’on respire à longueur de temps, ce serait un bon moyen d‘abîmer ma santé.
– Etre à vélo est beaucoup plus dangereux qu’être à scooter. Dans la situation actuelle où il y a 3 scooters au mètre carré, le vélo est vulnérable. D’abord parce qu’il est plus lent est que cela surprend quand on arrive à 50km/h. Ensuite parce que quand on est lent, on est plus facilement victime des vols à l’arrachée [très fréquents dans la ville malheureusement; la majorité de mes amis et moi-même en avons été victimes].
– Enfin, le vélo est un bon moyen de se déplacer pour de courtes distances. Le centre d’HCMC n’est pas immense, mais ne serait-ce que pour mon trajet domicile-travail, il me faudrait 4 fois plus de temps à vélo. Autant dire que je préfère occuper ce temps à dormir le matin ou à écrire sur ce blog le soir.

Ma colocataire a trouvé un assez bon compromis cependant. Elle utilise un vélo électrique que ses employeurs lui prêtent. Elle va moins vite qu’un scooter mais atteint une vitesse raisonnable. Elle recharge sa batterie la nuit, ce qui lui évite de perdre trop de temps à pédaler quand elle veut s’en servir. Mais reste l’insécurité face aux vols à l’arrachée car le vélo ne contient pas de coffre fermé dans lequel mettre son sac. Néanmoins, avec un pic pétrolier en approche, j’ai l’impression que les Vietnamiens vont avoir du mal dans leur transition énergétique. A suivre…

La rareté des parapluies

Ce paragraphe vous interloque peut-être. Sachez que le ‘parapluie’ est un fléau pour la planète car très peu recyclable [surtout les baleines de fer].

Je compte d’ailleurs développer les organismes qui recyclent ce genre de produits.

A choisir, préfères-tu acheter un parapluie à 2€ qui va se casser au premier coup de vent? Ou un parapluie à 10€ qui ne se cassera peut-être pas à la première rafale? Pour être honnête, je serais prête à payer plus cher pour un bon parapluie; mais c’est encombrant [les bons parapluies ne sont pas ‘de poche’], et la dernière fois que j’ai mis 9€ dans un parapluie, il n’en valait pas plus de 2…

Au Vietnam, il y a deux saisons: la saison sèche et la saison des pluies. Pendant la seconde, il pleut plusieurs fois par jour, parfois de manière tempestive. Tout un chacun, s’il veut rester un minimum au sec sur son scooter, doit se doter d’un k-way, ou parka, ou poncho, ou ‘raincoat’ [appelle-le comme tu veux].

Si cet acoutrement m’a semblé ridicule au premier abord, je m’y suis très rapidement faite. Et, en y repensant, ils sont quand même assez résistants et durent, à mon avis, 10 fois plus longtemps qu’un parapluie.

Le masque

Pour continuer sur la lancée du scooter et de tout ce de quoi les Vietnamiens se couvrent lorsqu’ils les conduisent, parlons ‘masques’. Deux raisons incitent les Vietnamiens à porter ces masques:
– Pour se protéger du soleil [les Vietnamiens rêveraient d’être blancs comme les Coréens]
– Pour se protéger de la pollution et la poussière inhalées Une protection de la santé au niveau des poumons et de la peau [les UV du soleil vietnamien doivent être plus forts que ceux du soleil français] donc.

Cet article traite d’HCMC, je ne saurais dire ce qu’il en est du reste du Vietnam tant que je ne m’y suis pas rendue.

Tu as voyagé au Vietnam? Tu es expatrié dans ce pays? Tu as remarqué d’autres démarches ‘durables’? Fais-en-nous profiter en laissant un commentaire!

Tu voudrais que tes idées apparaissent dans un article ici? Fais-m’en part par e-mail: isislat@gmail.com